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LES PRIX, LES PRIX, LES PRIX
(27-10-2006)
Les prix de l'immobilier baissent-ils....enfin ? Non, disent unanimement professionnels et notaires.
Ils montent moins vite, voire
stagent sur certains marchés déjà très hauts, mais ne font pas marche arrière.
Les acheteurs sont toujours présents et ne se découragent pas,
quand bien même les financements sont de plus en plus tendus.
Etonnante, cette phase de hausse ininterrompue depuis 1998.
Alors que la
confiance dans l'immobilier s'était étiolée entre 1991 et 1996, nous vivons depuis bientôt 9 ans dans un état de quasi euphorie.
Il nous est
impossible de formuler le moindre pronostic pour l'avenir, tant les facteurs sont nombreux et variables, notamment la psychologie du
marché.
Gardons simplement à l'esprit quelques évidences:
1) Ce qui fait les prix de l'immobilier, c'est avant tout le pouvoir d'achat
des gens. L'immobilier est le plus élevé là où les gens gagnent le plus (ex: Londres, New York, Dublin, etc...)
2) Le pouvoir d'achat, ce sont
les revenus et la croissance économique + le niveau des taux d'emprunt. Des taux bas comme aujourd'hui équivalent à des revenus
supplémentaires
3) Le reste, c'est du baratin; commencer par " La France où il fait bon vivre qui attire les trangers", ou " Les prix en retard
par rapport au reste de l'Europe". On nous sortait les mêmes fadaises en 1990, ce qui n'a pas empché les prix de s'écrouler
4)
Conclusion: le petit prévisionniste en herbe que chaque investisseur s'efforce de devenir, doit surveiller en priorité l'évolution du PIB (croissance
économique), les créations d'emploi et l'évolution des salaires (pouvoir d'achat), et les taux d'intérêt. Et ceci principalement à l'échelon
REGIONAL du lieu où il investit.
Ces indicateurs fondamentaux sont correctement orientés en France aujourd'hui. Celà plaide en faveur d'une
bonne tenue du marché immobilier dans les mois à venir. Sans garantie toutefois, car un retournement brutal peut se produire à tout instant.
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